Le logiciel de gestion de la formation français à l’épreuve de la réforme

  • De Nathalie Audrain
  • Le 15 janvier 2018

Le logiciel de gestion de la Formation est à rebâtir

Cela commence à être une antienne bien connue, Emmanuel Macron souhaite complètement transformer le modèle social français et l’adapter enfin aux exigences du XXI siècle.  Après les ordonnances sur la loi travail, la réforme de l’ISF, le gouvernement va s’attaquer, entre autres, en 2018, à un vieux serpent de mer : la Formation. Les partenaires sociaux, régulièrement à l’œuvre sur le sujet depuis 20 ans, ont largement démontré leur incompétence.

Usine à gaz, gabegie financière, sacrifice des chômeurs, inadéquation face aux exigences du marché du travail …

Le logiciel de gestion de la Formation des adultes en France est à rebâtir.

C’est peu ou prou 32 milliards qui sont collectés chaque année par ce dispositif dont presque la moitié provient de la contribution des entreprises. Ceux qui en ont le moins besoin, notamment les cadres, sont ceux qui bénéficient le plus de ce dispositif à bout de souffle. A l’opposé, les demandeurs d’emploi ou les travailleurs non qualifiés qui devraient en être les principaux bénéficiaires ne sont que 10 % à suivre des formations !

Le gouvernement va injecter 15 milliards dans la formation professionnelle

Au cours des cinq prochaines années en ciblant deux catégories de population. En bénéficieront, d’une part, les jeunes sans qualification et d’autre part les demandeurs d’emploi, notamment ceux de longue durée.

Logiciel de gestion de la formation FOEDERIS

Décryptage de la feuille de route qu’a fixé le gouvernement aux partenaires sociaux avant la négociation

  • Simplifier l’accès à la formation pour chaque salarié en lui permettant de s’inscrire en ligne à toute formation qui lui est nécessaire pour sa carrière professionnelle. Un portail Internet permettrait de s’adresser en direct aux organismes de formation en utilisant son CPF. A noter que ce dernier serait désormais crédité en Euros (en heures actuellement). Cette réforme du CPF aurait également pour conséquence de « diminuer » le rôle d’intermédiaire actuel des OPCA et, peut-être, de signer la mort du CIF.
  • Mettre les entreprises au cœur du dispositif en leur demandant d’assurer l’employabilité de leur collaborateur et de vérifier la qualité des formations suivies. Une labellisation des organismes de formation est envisagée en ce sens. Une des conséquences sera certainement une diminution drastique mais nécessaire du nombre des organismes … près de 80000 actuellement !!
  • Enfin refonder le dispositif de formation en alternance. Le système d’apprentissage serait modernisé. Les contrats de professionnalisation et d’apprentissage seraient fusionnés en un contrat unique. Chaque contrat d’apprentissage serait automatiquement financé. L’objectif ultime étant également de changer l’image de l’apprentissage en France et lui donner les lettres de noblesse qu’il a en Allemagne ou au Danemark.

Objectif : investir dans la compétence

Afin de développer l’employabilité de ces populations dans les métiers de demain.

Logiciel de gestion de la formation FOEDERIS

Cette feuille de route est fixée mais reste ouverte

Les partenaires vont tenter d’aboutir d’ici fin janvier à un accord national interprofessionnel. Le gouvernement souhaiterait présenter un projet de loi au deuxième trimestre 2018. La mise en place d’un nouveau logiciel de gestion de la formation professionnelle enfin performant en France serait une grande victoire pour tout le monde.